Les principales solutions mécaniques de la Traction Avant sont : un moteur flottant quatre cylindres en ligne un peu bruyant en particulier à haut régime, une boîte de vitesse dont seuls les 2ème et 3ème rapports sont synchronisés, des freins hydrauliques une suspension avant à roues indépendantes et barres de torsion longitudinales, une suspension arrière à barres de torsion transversales.

Moteur flottant
Moteur flottant de Traction

Le fonctionnement du système de traction avant est sur le principe assez simple : il suffit de transférer l'énergie du moteur aux roues directrices situées à l'avant, par le biais de différents organes mécaniques, roues qui vont ensuite entrainer la voiture d'où le terme de traction. Le problème se posa lorsqu'on se rendit compte que les roues avant devenaient de ce fait des roues directrices ET motrices.

Il fallait donc résoudre un second problème : que le cardan envoie toujours le même mouvement quelque soit la position des roues. Par contre, on eut beaucoup de mal avec les joints des cardans et il fallut attendre Janvier 1935 pour en avoir des performants et ainsi être pleinement satisfait de la voiture.

Tout d'abord, traction avant signifie que l'ensemble moteur-boîte de vitesse-pont est suspendu. C'est là qu'intervient le moteur flottant. Lors d'un voyage aux États-Unis, Mr CITROEN découvrit ce nouveau de suspension du moteur. Le moteur est relié à la coque de la voiture sur trois points élastiques, ce qui évite les vibrations longitudinales et latérales du moteur lorsqu'il est en fonctionnement ou lorsque le véhicule roule.

Grâce à son système de traction avant, la voiture est plutôt basse ; on se rend compte alors que son centre de gravité est donc lui aussi plus bas. Lors des premiers essais sur route, on remarque qu'elle a une meilleure tenue du cap en ligne droite et que cela est dû à son centre de gravité plus près de la route que sur les autres voitures de l'époque.

Les roues avant motrices : un sacré problème !

Si beaucoup de problèmes se sont posés lors de sa fabrication en 1934, c'est à cause de la transmission du mouvement aux roues avant du véhicule qui n'est pas un problème de cinétique simple. Le mouvement sort d'abord de la boîte de vitesse (1). Puis il est transmis à un arbre cannelé tournant (2) qui transmet à son tour le mouvement à la roue à l'aide d'un joint homocinétique (5). L'arbre (4) soutient la roue. Lorsque la roue tourne d'un certain angle, il faut que la rotation reste constante, ce qui est impossible avec des cardans normaux.

système roue avant

Roues avant indépendantes et barres de torsion

En 1934, très peu de voitures possèdent des roues avant indépendantes. Seuls de grands constructeurs comme Peugeot ou Panhard ont effectués des recherches sur ce système. CITROEN adopte un système avec des doubles triangles en fer forgé. Ce nouveau procédé est très novateur puisqu'on peut considérer qu'il est en avance de dix ou quinze ans.
On pourrait se demander pourquoi, dans le même temps, CITROEN n'a pas pourvu sa nouvelle voiture de roues arrière indépendantes. On constate que la géométrie du train arrière, qui est constitué d'un essieu doublé d'une traverse et de biellettes, est assez évoluée et complète pour contribuer largement à assurer la stabilité latérale en virage.
De leur côté, le principe des barres de torsion présente des avantages incontestables : leur souplesse est réglable par le constructeur en jouant sur leur diamètre, leur légèreté ainsi que leur facilité de logement. Le seul inconvénient qu'on puisse leur trouver est qu'elles n'offrent aucun amortissement ; c'est pour cela que de nouveaux amortisseurs, les amortisseurs hydrauliques télescopiques, seront installés et remplaceront les amortisseurs à friction.

Vue fantôme
Vue fantôme de la Traction