Choix du style: Dark | Light |
UTBM

L'imagerie stéréoscopique, ou la 3D au cinéma

Comment les nouvelles techniques stéréoscopiques permettent-elles de limiter la fatigue visuelle?

Les anaglyphes

Cette technique est l'une des plus anciennes et des meilleur marché, ce qui explique qu'elle soit très utilisée pour toutes les applications "bas de gamme".

Elle est basée sur le principe de filtres de couleurs qui masquent une partie des différentes couleurs d'une image. Ainsi, en colorant de façon adéquate les deux points de vue que l'on veut présenter, on peut les imprimer sur la même image, et en filtrant pour chaque œil les bonnes couleurs, chacun perçoit alors uniquement son point de vue.

Les couleurs les plus communéments utilisées sont le rouge à l'œil gauche et du cyan à l'œil droit, mais d'autres couleurs sont possibles tels le rouge et jaune, ou rouge et vert. Dans tous les cas il s'agit de couleurs dites saturées afin que les images présentées contiennent le moins possible de ces couleurs (problème évoqué plus loin).

Problèmes

Le principal problème des anaglyphes est le couple écran-lunettes, car tous les écrans n'affichent pas les couleurs de la même manière, et les lunettes sont également toutes différentes. Il en résulte un mauvais filtrage des couleurs et les yeux ont donc tendance à percevoir une partie de l'image qui devrait leur être masquée.
Cela fait apparaître ensuite des images "fantômes", qui provoquent une impression bizarre et fatigue le spectateur

Comme évoqué précédement, d'autres problèmes surviennent également lorsque que les couleurs de l'image sont proches de celles des filtres. On voit alors l'objet de deux couleurs différentes entre l'œil droit et gauche, et cela est très mal perçu par le cerveau. En conséquence, l'objet se met à scintiller, voire même à clignoter pour les cas extrêmes.

Enfin, avec l'avènement des images numériques, la compression de ces images provoque également des troubles avec les anaglyphes. Ceux ci reposent sur de nombreux détails très précis dans les couleurs, et lorsque des pixels voisins de couleurs similaires se retrouvent "compressés" et ont donc au final la même couleur, cela peut avoir des conséquences désastreuses pour l'image stéréoscopique car ces deux pixels pouvaient très bien faire partie chacun d'un des deux points de vue de l'image.
L'auteur de l'anaglyphe doit donc être très pointilleux lors de l'enregistrement de son image.