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L'imagerie stéréoscopique, ou la 3D au cinéma

Comment les nouvelles techniques stéréoscopiques permettent-elles de limiter la fatigue visuelle?

Les solutions à l'heure actuelle

Du progrès dans l'acquisition

Grâce à l'étude de la stéréoscopie, de nets progrès ont été réalisés dans la capture des images puisque les caméras ont progressés, et que le parallaxe est désormais très travaillé par les équipes techniques afin de rendre une 3D optimal et éviter ainsi les erreurs et les incohérences qui rendaient difficile la vision stéréoscopique sur les longues durées.
Or désormais, on peut aisément regarder un film de 3 heures en 3D sans subir une quelconque gêne (en ce qui me concerne, mais chacun est différent) donc on peut dire que ces problèmes ont été pour la plupart résolus ces dernières années.

Dolby invente les nouveaux anaglyphes

Le principe de filtrer les couleurs des anaglyphes a été repris dans la technologie Dolby 3D, mais en version beaucoup plus précise. En effet, il ne s'agit plus de filtres monochromes, mais de filtres polychromes, s'accordant chacun sur des raies de longueurs d'onde différentes, mais proches. En clair, l'image de gauche contient moitié des fréquences de rouge, et l'image de droite l'autre moitié de ces fréquences, et ainsi de suite pour chacune des couleurs.
Les verres des lunettes jouent le même rôle que dans les anaglyphes, en laissant passer toutes les fréquences de chaque œil et en bloquant les autres fréquences destinées à l'autre œil.
Ce procédé est appelé visualisation en longueur d'onde multiplexe, et il a l'avantage de fonctionner avec un seul projecteur pouvant produire aussi bien des films en 2D qu'en 3D.
Cependant, les lunettes dites "dichroïques" utilisées coûtent assez cher et sont plutôt fragiles, d'où l'utilisation de ce procédé encore assez marginale.

Plus d'information sur cette technologie relativement peu documentée par ses concepteurs et propriétaires: Infitec

Les solutions mises en place en pratique

De toutes les technologies évoquées, on en retrouve en pratique la plupart malgré leurs problèmes, mais on ne les trouves pas toutes partout.

Le cinéma met plutôt en avant la lumière polarisée car il est très facile de diffuser un film pour toute une salle avec cette technique, même si l'on trouve aussi quelques salles équipées de l'occultation alternée, et dans une encore moindre mesure, la technologie Dolby 3D évoquée précédemment.

Dans un salon, il est très facile pour une télévision de mettre en place l'occultation alternée depuis que les fabriquants arrivent à faire des téléviseurs doté de taux de rafraîchissement très élévés, mais on trouve également beaucoup de lumière polarisée également, notamment pour la légèreté de ses lunettes.

L'alioscopie, bien qu'inutilisable dans un cinéma ou sur une télévision de part la fatigue visuelle qu'elle procure assez rapidement, trouve quelques application notamment dans la publicité car l'attention est très vite captée grâce à des images jaillissant instantanément et sans lunettes d'un écran pouvant se trouver dans une vitrine ou autre...

Les HMD, quant à eux, restent très marginaux, et se cantonnent comme je l'ai dit à des applications scientifiques, militaires, vidéo-ludiques, etc... bref, un peu partout où la réalité augmentée trouve une utilité.

Enfin les analgyphes restent encore utilisé par exemple dans des revues scientifiques où l'on peut facilement inclure des images en 3D et en livrant le magazine avec une paire de lunette rouge/cyan. Il en va de même pour les boîtes de céréales, ou toutes autres application ne demandant pas d'animation ni de qualité trop élevée, car les anaglyphes restent le moyen le moins cher de diffuser la stéréoscopie à grande échelle.

La pseudo stéréoscopie de l'effet "Wiggle"

Cette technique n'est pas à proprement parler de la stéréoscopie, puisque que ce n'est qu'une impression de 3D créée par le mouvement et que le cerveau interprète.
Elle se prête tout à fait aux technologies numériques, puisque l'image sous forme de GIF est visualisable depuis n'importe quel naviguateur. De plus, l'utilisateur n'a besoin d'aucun matériel ni compétences puisqu'il suffit de regarder et l'effet apparait instantanément.

Le principe est de montrer quelques images en faisant légèrement varier le parallaxe et de répéter ces quelques plans en boucle rapidement. On a alors une impression de 3D, mais cependant, la technique est limitée car on ne peut pas réaliser de film, on présente simplement une vue d'un objet, paysage, etc... en donnant un effet de relief. De plus, le mouvement perpétuel empêche de bien distinguer les détails, et on ne garde alors qu'une vision générale de la scène.

Exemples: (le temps de chargement peut être long)
Nébuleuse wiggle Auteur: Apolonis
Creature with gem Auteur: Dain Fagerholm