SYNTHÈSE DE PETROLE A BASE D'ALGUES

Micros Algues

Ces plantes microscopiques qui envahissent les rivières, les lacs et les océans, sont riches en lipides et seraient capables de faire tourner un moteur. Les micro algues vivent dans l’eau douce ou de mer et poussent uniquement grâce au soleil, à l’eau et au gaz carbonique . Certaines espèces de micro algues produisent des réserves de lipides allant jusqu’à 70 % de leur masse en acide gras laissent espérer une production annuelle, par hectare, d’une trentaine de tonnes d’huile.. Le phytoplancton et les cyanobactéries sont des organismes vivants unicellulaires microscopiques, ancêtres de toutes formes de vie animale et végétale, et à l’origine du pétrole qui s’est formé à partir de leur décomposition. Ce sont des organismes « autotrophes » (capables de créer leur propre matière organique à partir d'éléments minéraux en utilisant la photosynthèse.), semblable à celui des plantes et sont capables de réguler le CO2. Le phytoplancton marin est responsable de plus de la moitié de la fixation totale du CO2 sur notre planète. Le rendement de ces micro-algues est nettement supérieur à celui des plantes terrestres. En effet, certains de ces micro-organismes unicellulaires se divisent par mitose toutes les 24 heures et se multiplient à l’identique sans autre apport que la cellule d’origine, de la lumière, de l´eau et du CO2. Les équipes de recherche biologique BFS travaillent à partir de souches de phytoplancton à haute teneur en lipides, sélectionnées parmi plus de 30.000 espèces répertoriées, sans manipulation artificielle et sans prélèvement sur la biodiversité. La concentration cellulaire normale de ces micro-organismes dans l’eau de mer est de l’ordre de 100 à 300 cellules par millilitre. En milieu d’élevage, BFS atteint dans ses bioréacteurs une croissance exponentielle des micro-algues avec des concentrations de 500 millions à 1 milliard de cellules par millilitre ; une avancée technologique qui permet à BFS d’obtenir une biomasse à haut dosage énergétique puis, par extraction thermochimique, un pétrole artificiel de qualité élevée ! Les chercheurs recherchent celle qui parmi les 200.000 à un million d’espèces existantes proposera la meilleure production lipidique. Tous les regards se tournent vers ce biocarburant dit « de troisième génération » dont les avantages sont nombreux : Le rendement à l’hectare sera au moins trente fois supérieur aux oléagineux, Les biocarburants provenant des céréales sont souvent contaminés par des pesticides et des engrais alors que la culture des micro algues en serre est saine. Cette culture est un gain de place par rapport aux cultures oléagineuses terrestres. Chercheurs et industriels sont optimistes concernant cette nouvelle mine d’énergie. Une centaine de projets sont déjà élaborés aux Etats-Unis, mais aussi en Australie, en Chine ou en Israël. En Europe, une quinzaine de programmes de recherche sont en cours.